Appel à contribution - Dialectique des intelligences N°6: le retour de la Russie et la reconfiguration du jeu de puissance en Afrique centrale

Afin de s’inscrire dans la quête de la puissance décisive et de s’arrimer à la rude concurrence économique qui structure les relations internationales post-guerre froide, les Etats stratégiquement matures ont, entre autres mesures, initié une révision de leurs dispositifs de puissance. Dans cette lancée, les ressources naturelles africaines, jusque-là gérées comme des réserves stratégiques des anciennes puissances coloniales, sont désormais au cœur d’une concurrence féroce entre les puissances traditionnelles et les nations émergentes dont les besoins en matières premières stratégiques paraissent illimités. En effet, l’irruption des puissances économiques et militaires émergentes telles que la Chine, l’Inde, le Brésil sur la scène africaine, et l’intérêt croissant des États-Unis et du Japon pour le continent ont profondément perturbé les monopoles des pays européens qui, jusque-là, considéraient l’Afrique comme faisant partie de leur « sphère d’influence naturelle »...

Revue Dialectique des Intelligences 05 - La supervision des processus électoraux par la communauté internationale en Afrique Noire : Quels enjeux géostratégiques près de trente ans après le retour/ l’instauration du pluralisme politique ?

La fin de la guerre froide n’a pas eu que des conséquences géostratégiques et géopolitiques. Au plan politique, en effet, le « vent de l’Est » a boosté à travers les pays d’Afrique au sud du Sahara la volonté, jamais démentie malgré les opérations de pacification visant le nationalisme ou l’institutionnalisation des systèmes politiques autoritaires et répressifs, des populations de vivre dans des sociétés démocratiques. Ainsi, dans le sillage du vent de l’Est, un peu partout en Afrique, les régimes au pouvoir ont fait face à des soulèvements populaires dont le fondement était dans chaque pays le même : la contestation du parti unique, le rejet de la dictature et du pouvoir perpétuel et par conséquent, la réclamation véhémente de retour ou de l’instauration du pluralisme politique, selon les cas, et donc l’édification d’une société démocratique où les libertés politiques et civiques ne sont plus confisquées...

Revue Dialectique des intelligences 04 - L’Union Africaine peut elle encore propulser le continent dans sa quête de la puissance ?

La création en 1963 de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA), dans un contexte international où de nombreux pays africains venaient à peine d’accéder à la reconnaissance internationale et où d’autres étaient encore sous domination coloniale avait fait naître beaucoup d’espoir sur l’avenir du continent. Malheureusement, incapable de répondre de façon efficiente aux défis cruciaux du développement et de la sécurité, l’OUA a été remplacée par l'Union Africaine (UA) lors du sommet des chefs d’État et de Gouvernement de Durban, en Afrique du Sud en juillet 2002, en application de la Déclaration du sommet des 8 et 9 septembre 1999 à Syrte, en Lybie. Ce changement qui se voulait stratégique et politique a fait naître, une fois de plus, un vent d’espoir sur les perspectives de l’Afrique, historiquement prisonnière du jeu des puissances. En effet, avec la disparition de l’OUA, qui comme toute organisation intergouvernementale ne faisait que la politique de ses États membres, malheureusement eux-mêmes victimes d’une cécité stratégique structurelle, l’UA est apparue porteuse d’une idée, d’un projet, celui de la renaissance politique africaine. 

Revue Dialectique des intelligences 03 - Penser l’Afrique par ses matières premières, Premier semestre 2017

Les matières premières jouent un rôle primordial dans l'économie des États africains. Elles constituent leur principale rente d'exportation et demeure pour ces États l’opportunité indispensable de développement et d'intégration de l'économie internationale. Le rapport du continent avec ces ressources est depuis les indépendances un champ d’étude prolifique, nourri par une littérature abondante à la quelle s’ajoutent dans les milieux scientifiques, des conférences, séminaires, ateliers, journées d’études, séminaires, projets de recherche, etc.  Ces études ont tous l’ambition de conjurer la gestion des matières premières afin de les transformer au mieux des intérêts politiques et stratégiques du continent. Il est prétentieux de dresser ici un catalogue exhaustif des travaux sur la question tant ils sont nombreux et mobilisent toutes les disciplines. Le moins que l’on puisse dire est que ces travaux ont sédimenté des approches théoriques et des paradigmes dont les plus importantes sont le paradoxe de l’abondance et le tiers-mondisme. Ces approches quoi que segmentées se rejoignent dans leur capacité à démontrer que les matières premières africaines constituent autant pour les États la clé de leur intégration dans l’économie-monde que le facteur de leur désintégration politique et de leur marginalisation économique...

Présentation Générale du CAPED

Il existe une interdépendance entre la sécurité,  la paix, la démocratie et le développement économique. Par conséquent, sans la sécurité et la paix, le défi du Développement devient le mythe de Sisyphe. Aussi, le champ de recherche du CAPED englobe t-il les questions de sécurité, de paix, de démocratie et de développement.

Les activités du CAPED sont centrées sur :

  • la recherche, la diffusion et le conseil sur les questions stratégiques, de défense et de sécurité dans la zone Afrique subsaharienne ;
  • la contribution à l’amélioration de la gouvernance dans le secteur de la sécurité et de la défense en Afrique subsaharienne ;
  • l’analyse de la conduite des processus de développement par les acteurs étatiques et ceux de la société civile;
  • la recherche de partenariats avec les acteurs, organisations et institutions susceptibles de soutenir le centre dans son action pour la bonne gouvernance dans le secteur de la sécurité et de la défense, la promotion de la paix et du développement en Afrique subsaharienne.

Le CAPED est composé d’une équipe pluridisciplinaire, de ..

Rapatriement des restes d’Ahidjo, premier Président du Cameroun

A l’occasion d’un échange avec les hommes de médias, Aboubakar Ousmane Mey le secrétaire exécutif de l’Ong «Justice Plus» et Alain Fogué du Centre africain d’étude stratégique pour la promotion de la paix et du développement (CAPED) ont annoncé une grande conférence qui se tiendra sur le sujet à Garoua du 7 au 8 février 2014.

Le retour fracassant au Cameroun d’Aminatou Ahidjo, la fille cadette de l’ancien président Ahmadou Ahidjo, pour rallier les rangs du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc), a surpris plus d’un observateur de la scène politique nationale. Même Germaine Ahidjo de sa maison d’exilée à Dakar au Sénégal a dit n’être pas de mèche avec sa fille, s’opposant à tout retour définitif de sa famille au Cameroun avant le rapatriement préalable des restes de son époux. Pour l’aider dans ce combat et poser la problématique du rapatriement des restes de toutes les personnalités ayant marqué l’histoire du Cameroun et reposant dans des cimetières de pays étrangers, Aboubakar Ousmane Mey, le secrétaire exécutif de l’Organisation non gouvernementale (Ong) « Justice plus » et Alain Fogué Tédom du Centre africain d’étude stratégique pour la promotion de la paix et du développement (Caped) ont donné une conférence de presse à Yaoundé le mardi 5 novembre 2013. Il était question pour ces deux organisations de mettre la pression sur le régime en place pour qu’il organise de façon solennelle le retour des restes du tout premier président du Cameroun.

Synthèse de la conférence intitulée "Crise ivoirienne: enfin la paix ?"

Mot d’ouverture du Pr. Alain FOGUE (Directeur du CAPED).

C’est un honneur pour nous de vous recevoir pour parler d’une question qui est au cœur de l’Afrique. La question de la crise ivoirienne intéresse en effet tous les Africains et particulièrement les Camerounais. Nous ne pouvions pas organiser une telle conférence sans avoir l’avis de son excellence monsieur l’ambassadeur de Côte d’Ivoire que nous remercions déjà d’avoir répondu à notre invitation.

Le Caped est un centre qui a pour vocation de travailler pour la promotion de la bonne gouvernance en matière de sécurité et de développement, pré condition à la paix. En effet, sans sécurité, le développement se réduit au mythe de Sisyphe. Notre centre est un lieu d’échanges où le débat fécond s’épanouit. Chaque mois, une activité de ce genre est organisée par le CAPED. Nous pouvons déjà vous annoncer le prochain café qui portera sur les accords de coopération.
Je remercie l’école militaire interarmées, l’école de guerre et vous tous qui avez bien voulu participer à cette conférence.